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communesalgeriennes

l'informel et le service public

3 Février 2011, 09:19am

Publié par haouès

  .

        Dans le quotidien d'Oran du 2/1/11 "sur 1400 commerçants « victimes » (des travaux) du tramway d'Oran,seuls 202 ont déposés leur dossiers..." ça donne 14,50 % de commerçants qui ont déposés leur dossier les autres 85 % ne sont-ils pas intéressés? Non ; tout simplement, nous explique l'article en question, qu'ils ne peuvent présenté un dossier avec toutes les pièces fiscales ( carte fiscale,extrait de rôle,bilan comptable ...) et administratives ( contrat de location ou acte de propriété,résidence....).

     Cela veut dire que ceux ne peuvent présenter de dossiers pour être indemnisés suite aux travaux du tramway sont des commerçants qui exercent dans ce que les autorités appellent "l'informel" en principe ceux sont des commerçants illégaux termes que les autorités refusent d'employer, certainement pour ne pas énerver les concernés. On voit à quel point les autorités eux-mêmes sont complices d'une telle situation et se complaisent à la situation. Finalement, ce que ne disent pas les autorités ceux sont les commerçants honnêtes qui exercent en toute légalité qui sont pénalisés parce qu'ils font face à toutes les dépenses qu'induisent leur activité;les autres ,les illégaux (appelons un chat un chat) réalisant comme bénéfice tout ce que dépensent les commerçants qui exercent dans la légalité .

               Dans cette farce, l'Etat, au lieu de jouer son rôle de veiller au respect de la loi et de l’égalité des citoyens , se complait dans une situation de ménager les uns, les commerçants légaux en leur accordant des indemnités et les autres, les commerçants illégaux en les "laissant tranquilles". Mais ce sont ces derniers qui sont les vrais bénéficiaires de cette situation parce que ne payant ni impôts ni loyer ni charges, mais profitant de la "peur de l'Etat" c'est ce qu'on appelle la paix sociale par la complaisance.

    Cette situation pose un véritable problème de l’autorité et de la présence de l’Etat en plus de la crédibilité de ses institutions et l’égalité des citoyens devant le service public.

  C'est la commune qui est perdante dans cette situation et les élus et administratteurs locaux n'y peuvent rien,alors qu'ils sont continuellement interpellés par le ministre de l'intéruer sur les recettes communales. Une situation dans laquelle se complaisent à la fois les responsables politiuqes et les élus locaux mais préjudiciables à long terme au service public et à l'autorité de l'Etat.